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Exprimer sa tristesse, c'est bon pour le moral!

07/11/2017 - écrit par itopvie.fr - Lu 39 fois



Positive attitude oblige, vague à l'âme et tristesse ont mauvais genre. Dommage, nous expliquent les chercheurs qui ont étudiés leurs effets bénéfiques. Sauf si elles s'installent durablement, ces émotions dites "négatives" sont normales. Alors, laissez-les s'exprimer ! Elles passent bien plus vite qu'on croit - en une heure, affirment les experts. Une bonne crise de larmes plus tard, et nous voilà régénérés et sereins...

Il fut un temps où la tristesse avait du style.

Après le XVIIIeme siècle jouisseur (et son bain de sang final), place aux émotions intenses et aux tourments de l’âme avec le XIXeme et le romantisme (rien à voir avec les petits cadeaux, les petits cœurs et les petits dîners aux chandelles qui font aujourd’hui le succès des bluettes américaines). Sur les ruines du monde ancien, l’homme romantique cherche un écho de son monde intérieur dans les tumultes de la nature : solitude, désir de fuite, introspection, égotisme, passions exaltés, émotions intenses.

La tristesse vit ses heures de gloire.

Pour Baudelaire, elle est objet de désir : « Sois belle ! Et sois triste ! Les pleurs ajoutent un charme au visage… » (Madrigal triste) ou : « La rue assourdissante autour de moi hurlait. Longue, belle, en grand deuil, une femme passa… » (A une passante).

Oui, les temps changent. Par ceux qui courent, dans l’infatigable foulée de la psychologie positive et de la « pensée » du même nom (ces antidotes aux stress et à l’angoisse de notre époque), la tristesse est un échec. Voire un virus dont on craint la contagion. Elle porte l’ombre menaçante de la terreur sociétale de la « dépression ».
Nous sommes invités, à bas mots, à la ravaler. Erreur ! assurent les experts en se basant sur leurs dernières recherches.

A moins qu’elle ne s’installe durablement (mélancolie ou dépression), ces spécialistes nous rappellent à l’évidence : la tristesse n’est pas une pathologie. Autrement dit, elle est normale. L’inquiétant serait de ne pas la ressentir dans certaines situations où elle est parfaitement adaptée.

En la refoulant, ainsi que les pensées et les ressentis qui l’ont provoquée, on risque de lui superposer des émotions inadéquates telles que la colère, la peur, la frustration, l’anxiété, voire la haine. Lui résister trop longtemps peut également bloquer notre système émotionnel (et intellectuel) et appauvrir la palette de nuances qui dessinent les pleins et les déliés de l’existence (ou d’un visage), en font le charme et s’opposent à la robotisation des êtres.
D’autant que le processus de refoulement à des effets collatéraux, liés au phénomène d’ interdépendance émotionnelle. C’est-à-dire qu’en refoulant systématiquement sa tristesse, c’est la force de joie qui risque également de prendre un coup dans l’aile.

Toujours selon les chercheurs, si, au moment où elle monte en nous, les effets de la tristesse sur le cerveau sont semblables à ceux de la dépression (ce qui a pu induire des amalgames erronés), lorsqu’elle se libère dans les sanglots, elle provoque un état de bien-être et de détente physique, ouvre de nouvelles possibilités, éclaircit notre horizon.
C’est bien ce processus qui traverse Scarlett O’Hara dans Autant en emporte le vent. Lors de son chagrin final, où s’exprime enfin sa tristesse profonde, elle extirpe tout l’arsenal de résistances, de bras de fer et de rage qu’elle lui a toujours opposé. Ce renoncement libérateur lui ouvre un nouveau monde où elle renaît à elle-même. D’où cette phrase : « Demain est un autre jour ».

Travaux pratiques : En cas de vague-à-l’âme lancinant, de boule dans la gorge et de cœur lourd, que l’on en situe la cause ou plus vraiment, les experts nous invitent à ouvrir nos vannes lacrymales… Le chemin le plus direct pour évacuer la tristesse, c’est celui des larmes

« Après la pluie le beau temps » :  Voilà la métaphore proverbiale validée par la science.
En 2014, deux scientifiques berlinois* ont étudié ce paradoxe qui consiste à écouter, quand on est triste, de la musique mélancolique pour… se faire du bien.

Résultats : « 76 % des 722 volontaires interrogés ont déclaré ressentir des effets émotionnels bénéfiques, tels que la nostalgie, l’apaisement, l’émerveillement, un sentiment d’élévation. D’autres ont senti leur imagination et leur créativité stimulées.

Il s’agit, pour les chercheurs, d’un effet de catharsis. En écoutant ces mélodies pas du tout guillerettes, où résonnent néanmoins les teintes subtiles de la condition humaine, les sentiments négatifs sont évacués. D’où un sentiment de libération et de plénitude.

Précisons que l’expérience ne fonctionne pas avec des mélodies joyeuses…

 * Lilla Taruffi et Stefan Loelsh, université de Berlin

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07/11/2017 - écrit par itopvie.fr - Lu 39 fois



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